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Félicitations aux récipiendaires du prix du leadership communautaire 2026!

20/03/26
À gauche: Catherine Cui, étudiante au Professional Development Program, module en français. À droite: Max Turmel, en 3e année à SFU - Majeure en études internationales, mineure en études francophones.

Le samedi 14 mars dernier, nous avons eu le plaisir d’annoncer les récipiendaires du Prix du leadership communautaire dans le cadre de la soirée communautaire du Sommet sur la sécurité linguistique présenté par le Conseil jeunesse de la Colombie-Britannique, en partenariat avec le BAFF.

Ce prix, remis dans deux catégories, existe grâce au fonds de dotation de la Fondation des francophones de la Colombie-Britannique et du Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) de l’Université Simon Fraser (SFU).

Il souligne et récompense l’engagement actif d’un·e étudiant·e ou d’un·e diplômé·e au sein de la communauté ou d’un conseil scolaire par son dévouement à la promotion de la langue française et de la francophonie en Colombie-Britannique.

Cette année le choix des membres des jurys composés de membres universitaires et communautaires s’est tourné vers : 

  • Catégorie | Régulier: Max Turmel, en 3e année à SFU - Majeure en études internationales, mineure en études francophones.
  • Catégorie | Éducation: Catherine Cui, étudiante au Professional Development Program, module en français.

Catherine et Max représentent l’avenir de la francophonie avec leur volonté commune de rassembler en français !

Les récipiendaires se sont prêtés au jeu des questions/réponses pour nous parler de leurs parcours et leurs inspirations.

Rencontre avec Catherine Cui

De gauche à droite: Rémi Marien, directeur par intérim au BAFF ; Isabelle Côté, directrice-adjointe au BAFF - volet éducation ; Catherine Cui, étudiante au Professional Development Program, module en français et récipiendaire du Prix du leadership communautaire en éducation ; Monica Tang, chargée d’enseignement - Faculté d’éducation à SFU ; Daniel Wang, trésorier de la Fondation des francophones de la Colombie-Britannique.

Que représente pour toi recevoir le prix du leadership communautaire et pourquoi est-ce important pour toi de t’impliquer dans ta communauté ?

Recevoir ce prix représente pour moi une belle reconnaissance des efforts que je fais pour laisser un impact positif dans les communautés auxquelles j’appartiens. Ayant moi-même fait partie de plusieurs communautés parascolaires pendant mon parcours universitaire, j’ai été soutenue par des personnes à qui je suis profondément reconnaissante pour leur rôle dans mon développement en tant que leadeuse. Je ressens aujourd’hui la responsabilité de faire de même et d’être un modèle pour les autres.

Peux-tu nous raconter un moment marquant lié à ton implication dans les dernières années ?

Lors de mon bénévolat dans une classe d’immersion française, une élève m’a partagé un lien qu’elle avait établi entre le français et le mandarin. Comme je suis moi-même locutrice de mandarin, j’ai pu valider son observation avec enthousiasme. Elle était ravie de découvrir que je partageais cette langue avec elle, ce qui était plutôt rare parmi les enseignant·es d’immersion de cette école. Ce sont de tels moments qui me rappellent l’importance de la représentation et de l’authenticité, surtout auprès des jeunes élèves.

Quels sont tes projets en cours ou futurs au sein de la communauté francophone ?

Je suis actuellement étudiante-maître dans le module français du PDP et je souhaite enseigner en immersion ici en Colombie-Britannique. Comme je suis aussi inscrite dans la formation duale avec l’Université de Tours, j’espère intégrer mes apprentissages en sociolinguistique et en didactique du français dans mes pratiques en salle de classe, afin de valoriser la pluralité linguistique et culturelle de mes futur·es élèves.

Pourquoi as-tu choisi de suivre des études postsecondaires en français ?

Au début de mes études postsecondaires, j’avais choisi de faire une mineure en français simplement pour maintenir la langue que j’avais apprise pendant mon enfance. Cependant, lorsque j’ai décidé de poursuivre une carrière en enseignement, j’ai voulu enseigner en immersion afin d’offrir aux apprenant·es une expérience positive semblable à celle que mes propres enseignant·es m’avaient offerte.

Que conseillerais-tu à une personne qui hésite à s’impliquer dans sa communauté ?

C’est tout à fait normal d’hésiter à s’impliquer dans sa communauté ! Ce qui m’a toujours motivée, c’est la phrase « you get what you give ». En plus de laisser un impact positif sur les autres, j’ai constaté que mon engagement a réellement enrichi mes propres expériences. Chaque implication est devenue pour moi une expérience profondément gratifiante.

Rencontre avec Max Turmel

Max Turmel, en 3e année à SFU - Majeure en études internationales, mineure en études francophones - et récipiendaire du Prix du leadership communautaire.
Étant en stage à Ottawa au moment de la remise du prix, iel a préparé un mot de remerciements qui a été présenté lors de la soirée communautaire.

Que représente pour toi recevoir le prix du leadership communautaire et pourquoi est-ce important pour toi de t’impliquer dans ta communauté ?

Recevoir ce prix me rappelle que l’engagement communautaire aura toujours une valeur immense. Être reconnu par des personnes dont j’admire le dévouement quotidien est très touchant. Au sein de ma communauté, m’impliquer est plus que instinctif pour moi—j’ai toujours eu le désir de rassembler les gens, de créer des liens entre des parcours différents et de faire vivre la francophonie sous plusieurs formes. Si je peux contribuer à des causes qui me tiennent à coeur et en constater les impacts positifs, cela en vaut toujours la peine.

Peux-tu nous raconter un moment marquant lié à ton implication dans les dernières années ?

Un moment marquant a été de constater mon propre cheminement au sein du Parlement jeunesse francophone de la Colombie-Britannique. Au fil des années, j’ai gagné en confiance et osé prendre davantage de responsabilités, ce qui m’a mené à assumer le rôle de premier ministre pour la prochaine édition du Parlement jeunesse. Un autre moment important a été de participer à un panel avec des ambassadeurs de la Francophonie, où nous avons discuté de diversité linguistique et d’identité francophone.

Quels sont tes projets en cours ou futurs au sein de la communauté francophone ?

J’ai beaucoup de projets, et la vraie question serait presque ce que je ne veux pas faire! Je souhaite continuer à développer des initiatives comme ma cabane à sucre communautaire, qui me permet de rassembler des francophones de différents horizons autour de la culture et de la gastronomie. Je veux aussi poursuivre mon implication interprovinciale dans des organismes jeunesse et mieux connaître la diversité des réalités francophones à travers le Canada et ailleurs.

Pourquoi as-tu choisi de suivre des études postsecondaires en français ?

J’ai choisi d’étudier en français parce que je voulais poursuivre mon parcours académique dans ma langue, mais aussi parce que je voyais tout le potentiel que cela offre. J’ai découvert les programmes francophones de SFU lors d’une conférence interprovinciale, et cela m’a ouvert de nouvelles perspectives. Étudier en français, ce n’est pas seulement profiter d’occasions existantes. C’est aussi en créer soi-même dans un milieu en constante évolution.

Que conseillerais-tu à une personne qui hésite à s’impliquer dans sa communauté ?

Je lui conseillerais d’abord de se demander ce qui la fait hésiter. Est-ce la peur d’être jugée, de ne pas être assez expérimentée, ou de ne pas connaître les bonnes personnes ? Une fois ces inquiétudes identifiées, il devient plus facile de s’entourer de gens qui encouragent et soutiennent. Quand je suis arrivé en Colombie-Britannique, je doutais mes habiletés, mais la communauté francophone accueille justement les personnes qui veulent apporter leur propre couleur.

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