Marie-Françoise Malo, a PhD candidate in bioethics in a joint program between Simon Fraser University and Université de Montréal.

At the intersection of ethics, artificial intelligence, and health: Marie-Françoise Malo, FHS PhD Candidate

June 26, 2026

by Laurence Gagnon (reprinted with permission from the Office of Francophonie and Francophile Affairs) 

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A researcher’s path is not always linear; it is often shaped by turning points guided by curiosity and experience. This is certainly the case for Marie-Françoise Malo, a PhD candidate in bioethics in a joint program between Université de Montréal and Simon Fraser University (SFU).

With a background in biochemistry and molecular medicine, she first pursued studies in management before returning to her original scientific interests. An elective course in bioethics at Université de Montréal proved to be a turning point: “I took a bioethics course that I absolutely loved. Then, a lecture given by a bioethics researcher really stood out to me. I asked if there were opportunities to conduct research in her lab; she said yes, and that’s how I decided to pursue a master’s degree in bioethics.”

Today, under the supervision of Dr. Jean Christophe Bélisle-Pipon, Assistant Professor in the Faculty of Health Sciences at SFU, her work lies at the intersection of health, artificial intelligence (AI), and ethics.

An Emerging Form of Medical Data

The human voice is at the heart of her doctoral research: “Our voice changes depending on our state of health. Whether it is speech rate in someone developing Alzheimer’s disease, tonal variations associated with certain pathologies, or the characteristics of a cough linked to COVID-19, the voice holds immense potential.”

Some studies even suggest that analyzing vocal variations could help predict a stroke or heart attack several days before it occurs. However, these advances also raise significant ethical challenges. Continuous data collection and concerns around data protection, for example, give rise to legitimate questions. It is within this context that the Bridge2AI Voice project, to which she contributes, aims to collect and share voice datasets in a secure and responsible manner.

Faced with these issues, research ethics boards are often confronted with complex and numerous questions. To help streamline decision-making processes, the doctoral candidate developed a practical tool: a decision-making and assessment framework. This guide helps evaluate the safety, compliance, and ethical considerations of projects involving voice data collection.

Marie-Françoise Malo won first prize in the “Doctoral” category at the Western final of the Ma thèse en 180 secondes competition, held on March 18 at the University of Alberta's Campus Saint-Jean.

Ma thèse en 180 secondes:  A Meaningful Human Experience

Recently, the researcher stood out in the Ma thèse en 180 secondes competition (Francophone equivalent of Three Minute Thesis) : “I had wanted to participate for a long time. I was already familiar with the competition and had attended both national and international finals!”

After winning first place at the Western regional final at the Campus Saint-Jean of the University of Alberta — presented in a hybrid format — she went on to compete at the national final in Trois-Rivières: “If I can encourage future participants to attend the regional final in person, do it—it is absolutely worth it!”

Held as part of the Acfas Congress, the final of this science communication competition allowed her to step outside the academic setting and engage directly with the public: “It’s a fun event, but also a very serious one. As a doctoral candidate, it’s rare to have the opportunity to take center stage.”

Marie-Françoise Malo at the national final of the Ma thèse en 180 secondes (MT180) competition, held at the Université du Québec à Trois-Rivières on May 13, 2026.

A Rich Experience of Linguistic Duality

AI research is conducted primarily in English. While Marie-Françoise writes her dissertation in that language and participates in bilingual projects, she maintains a strong connection to French. She also has the opportunity to be supervised at SFU by a Francophone professor.

For her, the role of the Francophonie in science goes far beyond translation: “It is the responsibility of Francophone researchers to promote our perspective and integrate respect for our language and our unique viewpoints into research projects. Our contribution goes far beyond the language itself.”

As her PhD nears completion — with submission planned for early 2027 — she does not intend to follow a traditional academic career path. Her goal is to apply her expertise in ethics, data governance, and artificial intelligence in service of society, particularly through scientific advising to governments or within research firms.

A truly inspiring journey worth keeping an eye on!

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À la croisée de l’éthique, de l’intelligence artificielle et de la santé – Le parcours de Marie-Françoise Malo, doctorante à la Faculté des Sciences de la santé

Marie-Françoise Malo, candidate au doctorat en bioéthique, en cotutelle entre l'Université Simon Fraser et l'Université de Montréal

Le cheminement d’une chercheuse n’est pas toujours linéaire : il peut être façonné par différents tournants guidés par la curiosité et les expériences. C’est précisément le cas de Marie-Françoise Malo, doctorante en bioéthique en cotutelle avec l’Université de Montréal et l’Université Simon Fraser (SFU).

Avec un bagage en biochimie et en médecine moléculaire, elle s’est tournée vers des études en gestion avant de revenir à ses premières passions scientifiques. Un cours optionnel en bioéthique à l’Université de Montréal a alors agi comme un véritable déclic : « J’ai suivi un cours en bioéthique que j’ai vraiment adoré. Ensuite, une conférence donnée par une chercheuse en bioéthique m’a particulièrement marquée. Je lui ai demandé s’il existait des occasions de faire de la recherche dans son laboratoire ; elle m’a dit oui, et c’est ainsi que je me suis orientée vers une maîtrise en bioéthique. »

Aujourd’hui, sous la direction du Dr Jean-Christophe Bélisle-Pipon, Assistant Professor à la Faculté des sciences de la santé à SFU, elle évolue à la croisée de la santé, de l’intelligence artificielle (IA) et de l’éthique.

Une donnée médicale émergente

La voix humaine se trouve au cœur de ses recherches doctorales : « Notre voix change en fonction de notre état de santé. Qu’il s’agisse du débit chez une personne développant la maladie d’Alzheimer, de variations tonales associées à certaines pathologies, ou encore des caractéristiques d’une toux liée à la COVID 19, la voix possède un potentiel immense. »

Certaines études suggèrent même que l’analyse des variations vocales pourrait permettre d’anticiper un AVC ou une crise cardiaque quelques jours avant qu’ils ne surviennent. Cependant, ces avancées s’accompagnent de défis éthiques majeurs. L’enregistrement en continu et les risques liés à la protection des données, par exemple, soulèvent des inquiétudes légitimes. C’est dans ce contexte qu’intervient le projet Bridge2AI Voice auquel elle contribue, et qui vise à collecter et partager des bases de données vocales de manière sécurisée et responsable.

Face à ces enjeux, les comités d’éthique de la recherche se retrouvent souvent confrontés à une multitude de questions. Afin d’éviter des processus décisionnels longs et complexes, la doctorante a conçu un outil concret : une grille de décision et de questionnement. Ce guide permet d’évaluer plus efficacement la sécurité, la conformité et les considérations éthiques des projets qui incluent une collecte de données vocales.

Marie-Françoise Malo a remporté le premier prix «Doctorat» à la finale de l'Ouest du concours Ma thèse en 180 secondes qui se tenait le 18 mars dernier au Campus Saint-Jean de l'Université de l'Alberta

Ma thèse en 180 secondes : une expérience humaine marquante

Récemment, la chercheuse s’est distinguée lors du concours Ma thèse en 180 secondes (MT180): « Ça faisait longtemps que je voulais y participer. Je connaissais déjà le concours et j’avais assisté à une finale nationale et internationale. »

Après avoir remporté la première place lors de la finale de l’Ouest au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta — présenté en mode hybride — elle a participé à la finale nationale à Trois-Rivières : « Si je peux encourager les personnes participantes des prochaines années à assister en personne à la finale régionale : faites-le, cela en vaut vraiment la peine ! »

Présentée dans le cadre du Congrès de l’Acfas, la finale de ce concours de vulgarisation scientifique lui a permis de sortir du cadre académique pour aller à la rencontre du public : « C’est un événement ludique, mais aussi très sérieux. En tant que doctorante, il est rare d’avoir l’occasion d’être mise à l’avant-scène. »

Marie-Françoise Malo lors de la finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes, qui s'est tenue à l'Université du Québec à Trois-Rivières le 6 mai 2026.

Une expérience enrichissante de la dualité linguistique

La recherche en IA se déroule majoritairement en anglais. Bien que Marie-Françoise rédige sa thèse dans cette langue et participe à des projets bilingues, elle maintient un lien fort avec le français. Elle a d’ailleurs l’opportunité d’être dirigée à SFU par un professeur francophone. Pour elle, la place de la francophonie en science dépasse largement la simple traduction : « C’est le rôle des chercheuses et chercheurs francophones de promouvoir notre vision et d’intégrer le respect de notre langue et de nos perspectives uniques dans les projets de recherche. Notre contribution va bien au delà de la langue elle-même. »

Alors que son doctorat approche de la fin — avec un dépôt prévu au début de 2027 —, elle ne se destine pas à une carrière académique traditionnelle. Son objectif : mettre son expertise en éthique, en gouvernance des données et en intelligence artificielle au service de la société, notamment par le biais du conseil scientifique auprès des gouvernements ou au sein de firmes de recherche.

Une trajectoire inspirante à suivre de près !

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